Tam Kỳ Nguyên Nguyên Bản Bản Chơn-Lý Tầm Nguyên
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L’Éternel Moment
L’éternel moment (Tại) est création (vô vi)
Si vous ne vivez cet éternel moment, vous êtes mort au Soi (Chơn Ngươn), à l’immortalité de la vie. Si vous n’ête vous-même libre de toute autorité extérieure, des conventions créeés par l’esprit humain, c’est à dire par la vie séparée, des conventions du bien et du mal, des philosophies et des religions (tôn giáo), vous ne pouvez atteindre ce mouvement immediat qui est création. Être libéré, vivre dans le Royaume de l’Éternel (Chốn Ngọc Kinh), être conscient de la Vérité, signifie être au delà de la naissance et de la mort, parce que la naissance appartient au passé et la mort au futur, c’est à dire au delà de l’espace et de l’illusion du temps (thế sự ảo bào). L’homme qui a atteint cette Libération connait la parfaite harmonie qui est constante (Thường), éternellement présente (Thiệt Tin), il vit inconditionné dans cette Éternité qui est “Maintenant” “Tại”.
Krishnamurti
La Plénitude de la Vie
“Lorsque je vous parle, je sens intensément. Penser et sentir, pour moi, sont une seule chose, parce que j’ai perdu la distinction de ce que vous appelez la pensée et l’émotion. Pour perdre cette distinction vous devez commencer par la discerner en vous. Vous devez vous rendre compte vous-même du fait que vous pensez en dehors de vos sentiments. Vous devez en somme être pleinement conscient de vous-même. Dans cette flamme de la conscience de soi existe la solitude totale et, lorsque vous connaissez cette solitude, qui est une extase, alors la pensée et le sentiment commencent à perdre leur différenciation. Bien que vous réfléchissiez, cette réflexion est une lucidité émotionnelle, bien que vous sentiez, ce sentiment est lucidité mentale. Alors la pensée est toujours une lucidité. L’homme en lui-même est la Vie. Il ne peut pas la trouver par l’entremise d’un autre. Il ne peut la réaliser qu’en transpercant les nombreuses couches stratrifiées de sa propre conscience de soi. Lorsque toute soif intérieure a cessé, alors Penser c’est Sentir, il n’y a plus de distinction entre l’esprit et le coeur, mais une concentration lucide qui a perdu toute distinction, et intense comme une floraison. Toute chose doit s’user, mais l’esprit qui est libre de toute distinction, de toute resistence et de leur cause qui est la soif intérieure, connaitra l’immortalité. Ceci n’est pas la perpetration de l’individu, de ces couches supperposées de pensées et de sentiments personnels. L’immortalité est l’harmonie de la perception complète. Toutes les formes qui composent les corps doivent s’user. Je parle de la libération de toutes distinctions entre le “mien” et le “votre” qui crée de la résistance et de la douleur. La Vie ne connait pas de distinction entre durée et cessation, entre commencement et fin; ces choses n’existent que tant qu’existe entre vous une soif intérieure, une avidité. Lorsque la pensée est totalement libre de l’idée d’acquisition, alors il y a Harmonie.”
Krishnamurti
La soi-conscience et la Conscience
Tri Giác vận động cho phần Nhơn Dục của cái vọng tâm & Tri Giác vận động cho phần Thiên Lý nơi Lương Tâm
Devenir signifie effort; Etre est la cessation de l’effort. Tout effort est conscient de soi, donc imparfait. “Etre” (Tại), c’est être purement conscient, sans effort. La différence entre la soi-conscience et la conscience est en ceci: La soi conscience provient de la notion que l’on a de posséder une existence individuelle propre, séparée des autres, cette notion donne lieu aux conflits entre individus; tandis que la Conscience est le Soi-étant (Lương Tri) dans lequel (Lương Tri ở trong Chơn Ngươn) existent toutes les consciences individuelles, dans lequel tout effort a cessé, qui est audelà du temps et de l’espace, bien que le temps et l’espace soient en lui. Cette Conscience est l’être positif, (Con Người) vrai. Pour parvenir à cet être il nous faut veiller aux désirs générés par l’existence soi-consciente. Comprendre le désir, savoir d’où il surgit, vers quoi il tend, quelle est sa raison d’être, c’est en faire un joyau précieux et utile, que l’on affine et ciselle continuellement. Alors ce désir n’est plus une discipline imposée, mais devient une discipline authentique (Đức Dục) qui se transforme progressivement jusqu’à nous faire parvenir à l’être pur. Le Désir est sa propre discipline. La Libération n’est pas une impossibilité. La difficulté est de soutenir l’effort constant et concentré qu’il faut pour y parvenir. C’est pour cela que peu l’entreprennent. Ce qui est en toute chose n’est pas difficile à accomplir ou à réaliser, mais entre cette réalisation et nous sont bien des obstacles qu’il nous faut éviter ou surmonter par un effort, un choix, un discernement continuels. Cette tâche demande une Foi intense, du recueillement et une énergie toujours concentrée, mais n’est cependant point limitée par des conditions extérieures, le temps don’t on dispose, l’âge que l’on a. La Vie n’a pas de limite d’âge. Le corps s’use comme s’use un vêtement, mais les personnes âgées aussi bien que les jeunes peuvent parvenir à leur réalisation si elles ont une foi intense. Ainsi que je l’ai dit, il ne faut pas se méprendre sur ce que j’appelle la Foi: ce n’est pas la foi en quelque chose d’extérieur, mais la certitude que nous pouvons avoir de posséder en nous-mêmes la potentialité de la Totalité. Donc, la Libération (Giải thoát trên con đường giải thoát) peut être atteinte pas tous; elle ne dépend ni de notre âge, ni des cisconstances extérieures, mais de notre effort et de l’intensité de notre désir. En cela chacun est son propre juge. L’Intelligence est la plénitude de la compréhension en action. Ce qui libère l’esprit ce sera la plénitude de la compréhension en action, c’est-à-dire lorsque l’esprit et le coeur agissent harmonieusement, lorsqu’ils ne sont plus déformés, liés à des croyances, circonscrits par les dogmes, par la peur, par les fausses valeurs, alors il y a liberté. Et cette liberté est l’extase de la perception. (Tự do của Đạo là như vậy đó) Du sens possessif surgit toutes les douleurs et pourtant votre système de pensée et d’émotion est basée sur le sens possessif, comment pouvez vous connaitre l’Amour? Donc, votre première tâche est de libérer l’esprit et le coeur du sens possessif et vous ne pouvez le faire que lorsque le sens possessif devient pour vous un poison, lorsque vous éprouvez la souffrance, l’agonie qu’engendre ce poison. En ce moment vous essayez d’échapper à la souffrance.
Le temps (Thời Gian) Le temps n’est pas un objet mais un concept. Il disparaitra de l’entendement. Le “moi” est lié indissolublement au concept du temps, pour lui le temps est subjectif. De même qu’un personnage de rêve est fait de la substance même don’t est fait le rêve, de même le “moi” est fait de durée.
Conversion du désir Prendre conscience de son emprisonnement dans le “moi”. Ensuite par un acte d’intuition, comprendre que tant qu’il y aura conscience de soi il y aura emprisonnement, mutilation de la vie. Puis s’identifier non plus au “moi”, à la prison, mais à la Vie qui veut ardemment s’en délivrer. Voilà en quoi consiste cette véritable conversion du désir, qu’est l’établissement du But éternel en nous. Établir ce But éternel est donc d’une importance primordiale pour celui qui désire se dégager de tous les complications de la vie. Il ne s’agit pas du but d’un autre, mais du but né de l’expérience, de la douleur, de la soufrance et de la Comprehension personnelle (Đạo Thông). Un tel But, une fois établi, répandra la Lumière sur toute confusion de pensée et rendra claire la raison d’être de la Vie. Le sous-humain crée l’illusion de la durée dans le temps.
L’Homme Libéré J’ai dit que pour l’homme libéré, il n’y a pas de temps. Mais pour l’homme qui souffre, le temp existe. Vous attendez de l’avenir votre réalisation, vous avez l’idée que vous parviendrez quelque jour au but et ce jour est reculé indéfiniment à cause de votre indifférence et de votre manque d’énergie; vous le reculez parce uqe votre désir manque d’intensité, mais s’il est intense vous ne demandez plus à reculer cette réalisation; vous vivez chaque expérience et vous l’assimilez, en affranchissant ainsi. Pour vire le Moment qui contient toute l’éternité (chaque moment est l’éternité entière), on doit posséder cette profonde concentration, cette réalisation de l’être intérieur où l’on parvient par une résistance incessante. On atteint alors cet état d’être sans effort (Vô Vi) qui n’est pas une condition statique du sommeil. Vous êtes. Vous êtes le Tout (Chơn Ngươn trọn đủ). C’est alors que, pour vous, chaque moment est l’éternité car vous n’êtes jamais hors de ce moment, et parce qu’il renferme la Totalité du temps, vous ne sous-occupez ni de l’avenir ni du passé. Essayez pour une fois de vivre avec cette concentration qui demande l’impersonalité de l’être, et l’affranchissement des efforts conscients pour devenir vertueux.
Krishnamurti
La Mémoire Cái trí nhớ
Q. Vous parlez de deux formes d’action: la réaction au milieu qui crée un conflit, et la pénétration dans le milieu qui libère le conflit. Je comprend la première mais pas la seconde. Quentendez vour par percer le milieu?
R. Krishnamurti Il y a réaction au milieu quand l’esprit ne comprend pas le milieu, et qu’il agit sans comprendre, en accroissant de ce fait, la limitation du milieu. C’est là une forme d’action dans laquelle la plupart des personnes sont prises. Vous réagissez à un milieu qui crée un conflit, et pour échapper à ce conflit, vous créez un autre milieu qui, vous l’espérez, vous apportera la paix; ce qui n’est qu’agir dans un milieu sans comprendre que le milieu puisse changer. Voilà une forme de l’action. Ensuite, il ya l’autre forme de l’action qui consiste à Comprendre le milieu et à agir, ce qui ne veut pas dire que vous compreniez d’abord at ajustiez ensuite, mais que la Compréhension est elle-même action; ce qui veut dire que cette action n’exerce sans les calculs, les modifications, les adaptations, qui sont les fonctions de la mémoire. Vous voyez le milieu tel qu’il est avec toute sa signification dans le miroir de l’Intelligence et dans cette spontanéité de l’action se trouve la liberté. Après tout, qu’est ce qu’est la liberté? Être Libre, c’est se mouvoir de telle facon qu’il n’y a pas de barrière, c’est ne laisser acune barrière derrière soi, n’en créer de nouvelles, en se déplacant. Or, la création des barrières, la création du milieu est la fonction de la mémoire qui est la conscience de soi et qui divise l’esprit de l’Intelligence. Pour l’exprimer encore différemment: l’action entre deux choses fausses – le milieu et le résultat du milieu – cette action doit indéfiniment créer et surélever des barrières, donc amoindrir et bannir l’Intelligence. Tandis que si vous reconnaissiez cela – reconnaitre n’est pas le fait de l’intellect, reconnaitre doit être engendré par votre être tout entier – alors dans cette pleine lucidité une nouvelle action a lieu, qui ne porte pas le fardeau de la mémoire (et j’ai expliqué ce que jentend par mémoire). À ce moment là, tout mouvement de la pensée et de l’émotion assume une nuance différente, une signification différente. Alors l’Intelligence n’est pas une entre l’objet qui est le milieu et le créateur que vous appelez “moi”. Alors l’Intelligence ne divise pas et elle est parconséquent elle-même la spontanéité de l’action.
Le Milieu
Qui pensez vous a crée le milieu? Quelque Dieu mystérieux? Qui a crée le milieu, la structure sociale et économique, la structure religieuse? Nous. Chacun a contribué individuellement à ce milieu, jusqu’à ce qu’il soit devenu le collectif, et alors, l’individu qui avait aidé à créer le collectif y est maintenant persu, parce que le collectif est devenu son moule, son milieu (cái phàm cái tục). Par le désir de sécurité économíque, morale et spirituelle, vous avez créé un milieu capitaliste dans lequel existent les nationalités, les distinctions de classe, et l’exploitation. C’est nous qui avons cée celà, vous et moi. La chose n’est pa venue miraculeusement à l’existence. Tant que vous cherchez la sécurité, vous créerez encore un autre système… basé sur l’acquisition. Et la même chose s’applique aux religions (Tôn Giáo). Nous avons créé ces choses et nous y sommes soumis par peur. C’est l’individu qui a crée un milieu faux, partout, et ce milieu faux abouti à une fausse recherche pour la sécurité de cette conscience individuelle que vous appelez le “moi”. De là la constante bataille entre le moi et le milieu. C’est pour cela que je vous ai dit que si le milieu vous pousse à agir, cette action n’est pas juste. Seule est juste (Công Bình) l’action qu’engendre la Compréhention du milieu. Donc, individuellement, vous devez devenir Conscients (Tỉnh Ngộ)
Krishnamurti
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